Un été dans les Alpes : nos adresses à ne pas manquer
Si l’été rime souvent avec plage et sable chaud, la montagne recèle, elle aussi, de charmes estivaux lorsque la neige fond. Et surtout, elle est dotée d’une scène culinaire riche, avec des chefs attachés à leur terroir.
Bien que les beaux jours dirigent généralement vers les plages et les rivages ensoleillés, la montagne ne doit pas pour autant être négligée. Loin de leur image hivernale, les Alpes offrent en été une autre facette : verte et paisible, mais tout aussi généreuse. Entre lacs et sommets, voici notre sélection de tables incontournables pour passer un bel été dans les Alpes.
L’Auberge du Père Bise, à Talloires-Montmin
Au bord du lac d’Annecy, l’Auberge du Père Bise accueille les visiteurs dans un cadre unique. Le chef Jean Sulpice, accompagné de sa femme Magali, y propose une cuisine qui met à l’honneur la nature, le terroir et les plantes alpines. Désigné Cuisinier de l’Année en 2018, il crée des plats inspirés par les montagnes environnantes. Entre le lac, les sommets et la table du chef, l’adresse est devenue un lieu incontournable des Alpes.
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- 303 route du Port, 74290 Talloires-Montmin
© Franck Juery
À Annecy, Le Clos des Sens
Le chef 4 toques Franck Derouet utilise la nature éclatante des Alpes pour transmettre des émotions fortes. Sa cuisine sublime les poissons des lacs alpins, mais aussi les légumes du jardin. Côté boissons, les vins et cépages de la région sont mis en avant, et des accords mets-jus sont proposés. De la table à l’univers du restaurant, chaque élément s’associe comme une ode à la nature et à la richesse des Alpes. Quatre menus sont proposés, entre 5 et 10 temps.
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- 13 rue Jean Mermoz, 74940 Annecy-le-Vieux
© Matthieu Cellard
À Chamonix, Restaurant Albert 1er
Cette table remarquable est avant tout une histoire de famille. Après cinq générations, l’Albert 1er est toujours un phare gastronomique de la station. La cuisine du chef Damien Leveau, 3 toques, s’adapte aux saisons et aux richesses du terroir alpin. Les vins sont soigneusement choisis depuis 120 ans, entre bouteilles de Savoie et grands flacons. Le décor prolonge harmonieusement le paysage alpin.
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- 38 route du Bouchet, 74400 Chamonix-Mont-Blanc
© Matthieu Cellard
À Grenoble, Le Fantin Lantour
Si c’est une brasserie le midi, le Fantin Lantour se change en une table de prestige le soir. Au cœur de Grenoble, Stéphane Froidevaux, chef 4 toques, imagine une carte qui lui ressemble. Les menus Découverte et Origine se composent de plats mêlant revisites de la gastronomie alpine et créations inspirées de la nature et des herbes et plantes de la Chartreuse ou de l’Oisans. Le vin est choisi très localement, avec les vignerons de l’Isère en particulier. Faites confiance au chef pour un menu surprise en huit temps.
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- 1 rue Général de Beylié, 38000 Grenoble
À Veyrier-du-Lac, La Table de Yoann Conte
Impossible de faire une sélection d’incontournables alpestres sans citer notre Cuisinier de l’Année 2024, Yoann Conte. C’est au bord du lac d’Annecy que notre route commence avec La Maison Bleue, un hôtel de très bonne qualité. Ce qui fait la renommée du lieu est avant tout La Table de Yoann Conte (5 toques). Dans cet écrin à l’ambiance chaleureuse, assez symptomatique de la région, le chef sert une cuisine sensible. La carte comprend quatre menus : Arbre de vie : racines paysannes, Sur le chemin…, Parcours de vie ! et L’ultime synthèse. Dans son établissement, le pensionnaire de Veyrier-du-Lac souhaite que chaque convive puisse personnaliser son expérience. Pour ce faire, il propose une carte sur mesure adaptée aux envies et aux besoins des clients.
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- 13 vieille Route des Pensières, 74290 Veyrier du Lac
© Fou d'images
À Megève, Flocons de Sel
Situé quelques encablures au-dessus de la station, le restaurant d’Emmanuel Renaut n’est plus réellement à présenter. Son écrin de bois est devenu avec les années un incontournable de la gastronomie française. Le chef aux 5 toques propose au Flocons de Sel, en compagnie de sa femme Kristine, une ambiance et une cuisine au plus proche de la nature. Le chalet dans lequel se tient le restaurant offre, au travers des baies vitrées, une vue imprenable sur la montagne haut-savoyarde. Dans l’assiette, le terroir est retranscrit par deux menus, une "Promenade au Leutaz" et une "Randonnée aux saveurs du printemps". Pour compléter cette expérience, Flocons de Sel possède une offre hôtelière afin d’accueillir des curieux pour une ou plusieurs nuits. À noter, le restaurant sera fermé à partir du premier septembre 2024 en raison de travaux qui devraient se terminer fin 2025.
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- 1775 Route du Leutaz, 74120 Megève
À Annecy, Saba
Toujours non loin du lac, se tient le restaurant Saba du 109 2024, Clément Torres. Contrairement à bon nombre de ses confrères, le chef n’était pas voué à faire de la cuisine étant petit. Il rencontre cette voie en Australie alors qu’il est à l’époque moniteur de voile. Après dix ans à apprendre les ficelles du métier, il se lance avec le support de la Dotation Jeune Talent Gault&Millau. Côté cuisine, la proposition est sous légère influence nippone. Amateur de découvertes ? Vous trouverez ici deux menus entièrement à l’aveugle en cinq et sept temps pour se plonger dans une expérience immersive. Aucun menu n’excède 70 euros, de quoi s’offrir un beau voyage gastronomique pour un budget plus abordable.
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- 21 Faubourg Sainte-Claire, 74000 Annecy
© Justine Torres
À Saint-Martin-de-Belleville, La Bouitte – René & Maxime Meilleur
À quelques encablures des Menuires et de la station de Val Thorens se situe le magnifique écrin familial La Bouitte. Ce Relais & Châteaux abrite avant tout un restaurant, celui du père et du fils René et Maxime Meilleur. Aujourd’hui détenteurs de quatre toques, leur histoire gastronomique commence à la suite d’un repas chez Paul Bocuse qui transforme les envies et la cuisine du père. La carte est composée de quatre menus, aux influences régionales, allant de 210 à 440 euros par personne. Chose peu commune, un menu spécifique est prévu pour les jeunes convives de moins de 10 ans à 85 euros. Dans l’assiette, un air de balade dans les montagnes se dégage du chalet situé à 1500 mètres d’altitude. À l’image de "la promenade dans les cailloux" composée d’escargots charnus poêlés, de quignon en persillade et d’un velouté d’orties.
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- Hameau de Saint Marcel, 73440 Saint-Martin-de-Belleville
© Matthieu Cellard
À Lucinges, L’Auberge de Lucinges
Dans les hauteurs de Genève, aux abords du Lac Léman, se tient L’Auberge de Lucinges, issue de la ville éponyme. L’établissement est le terrain de jeu de notre 109 édition 2024, Benjamin Breton. La cuisine du chef et ses assiettes sont évidemment en partie dictées par l’offre du lac et des montagnes environnantes. On peut retrouver l’omble des sources, mais aussi le chevreuil d’été, des produits synonymes d’un attachement à son terroir. Au-delà de l’attachement dans ses plats, le chef a pour ligne directrice le respect du vivant. Il honore de ce fait sur le site Internet du restaurant chacun de ses producteurs.
© DR
- Lire l'avis Gault&Millau sur L'Auberge de Lucinges (15/20)
- 67 place de l'Église, 74380 Lucinges